lundi 3 octobre 2011

3rd Arab Bloggers Meeting '11 through 11 pictures

The 3rd Arab Bloggers Meeting a démarré, aujourd'hui,  lundi 3 Octobre  à la Cité des Sciences de Tunis. Aux manettes de l'évènement nous retrouvons le réseau de blogueurs Global Voices Online, Nawaat et la fondation Heinrich Böll. 
Et si vous avez raté l'opening day, voilà un résumé en photo, comme si vous y étiez.


Introduite par Sami Ben Gharbia, co-fondateur de Nawaat, et après avoir diffusé Dans la Tête d'Aziza, la mythique vidéo d'Astrubal contre le conditionnement des imaginaires tunisiens par le régime de ben ali, Rebecca MacKinnon, exposa les opportunités et les menaces dans la lutte pour nos digital rights. Attention à Facebook, Apple et Microsoft...



Sami Ben Gharbia
Rebecca McKinnon et Vladimir Putin









Pendant ce temps, juste à côté les activistes, Azyz Amami.tn et Wael Abbas.eg échangeaient leurs savoir-faire révolutionnaires respectifs.

Azyz Amami & Wael Abbas

l'ati change de logo et peut-être de vocation

Puis vint l'un des moments le plus attendus de la journée : l'intervention de Moez Chakchouk, le directeur de l'ATI (ex-ammar404). L'intervention fut vraiment un moment "historique" comme l'a si bien remarqué Riadh Gurefali aka @Astrubal, confondateur de Nawaat. Le discours était sous le signe de l'anti-censure...une question de souveraineté d’État.

Moez Chakchouk 100% contre la censure

un public concentré dans une expérience "psyckique" 


Fatma Riahi aka Fatma Arabicca - l'activiste non stop 24h/24h

Riadh Guerfali, Amira Yahyaoui, Tarek Kahlaoui et Mehdi Lamloum : 3 activistes et 1 blogger = 4, citoyens candidats à la constituante dans des listes indépendantes. Opportunités et difficultés des listes indépendants dans la campagne électorale, tout est passé au crible par ces virtuoses du web social. 



 A la prochaine...



Autoportrait de Bullet Fokk & Yezzi Skan

dimanche 25 septembre 2011

Tunisie : Ils ont bloggué contre la dictature de la dette et la dette de la dictature



Voilà la première cuvée de
la journée du blogging contre la dictature de la dette. Je compléterai progressivement le listing avec les nouveaux billets. 



N'hésitez pas à me signaler les billets qui m'ont échappé.

 





Tnpositif :
http://tnpositif.wordpress.com/2011/09/25/dictature-financiere-et-commerce-inegal/
 

Redeyef Blog :

ThalaOnLine :




Phoewass  by Wassim Ben Ayed :

E. :

Alliance Zapatiste de Libération Sociale :

Rêveur Tounsi :
http://reveurtounsi.blogspot.com/2011/09/blog-post.html

Journal non Intime by Jihen Maatoug Belkahla :
http://anaisnin.blogspot.com/

Idées bêtes :

Press Book de l'Opération Journée du Blogging contre la dictature de la dette :


En Afrique Info :

Ville de Fès :

Marrakech Info :

Senego :

Maroc 24 heures :

Izuba :

MRai :

mardi 20 septembre 2011

Le 24 septembre, nous blogguerons contre la dictature de la dette





Parce qu’il n’y aucune raison pour que nous, nos enfants et les générations futures payent les factures des Ben Ali, des Trabelsi, et de leur clan aux prêteurs étrangers qui se sont aventuré à signer des chèques au régime dictatorial de ben ali. Le 24 septembre, nous invitons tous les blogger à s’exprimer sans restriction aucune de ligne éditoriale contre la dette inanique tunisienne.       

Vous n’avez pas de blog ? Votre profil facebook ou de micro-blogging twitter seront votre blog, alors n’hésitez pas à écrire des notes, twitter des liens d’articles et de documents pour promouvoir l'action contre la dictature de la dette.

Cette action a pour objectifs de :   
     
  • Sensibiliser nos concitoyens et les fédérer autour de cette cause
  • Soutenir la manifestation du 25 sep. contre la dictature de la dette. en soutien de la manifestation « Contre la dictature de la dette » organisé par l'association RAID le lendemain
  • Manifester notre engagement contre toutes les formes de dictatures qui menacent le processus démocratique tunisien.         


Plus d’informations sur la dictature de la dette :

Article CADTM : http://www.cadtm.org/La-lutte-contre-la-dictature-de-la

Event Facebook de la manifestation du 25 septembre :https://www.facebook.com/event.php?eid=200021336731596




  

dimanche 18 septembre 2011

Armada Bizerta : le Rap sans frontières chez Creative Commons-Pologne

Après avoir mis le feu à la plaine avec  «The Sound Of Da Police», un hymne puissant et précis comme le tir d’un sniper contre l’impunité policière lors du concert Sharing the Spring [Nawaat et Creative Commons –  Tunis, CMAM, juillet 2011], les rappeurs d’Armada Bizerta récidivent. 

Hier, samedi 17 septembre, le drapeau tunisien a flotté sur les foules polonaise. A peine les premières secondes de The Mouvement entamées et le Crew de Bizerte et voilà le public polonais de l'Obiekt Club pris comme dans un ouragan dans le flow puissant de Malex et Gal3i. 


En marge du Show, les rappeurs tunisiens sont également là pour explorer de nouvelles pistes pour le développement culturel tunisien : "Nous sommes là pour collaborer et partager [...] la musique ne doit pas avoir de frontières, c'est ça Creative Commons, les possibilités sont simplement incroyables...", déclare Malex, le flow rider d'Armada Bizerta.   

En effet, dans les pays comme le notre où la culture du piratage est quasi-généralisée, et où l'attribution des cartes professionnelles reste tributaire de la bonne volonté du ministère de l'(in)culture, les différentes licences CC permettent d'offrir un cadre légal à cette culture du (pi)partage, tout en désamorçant l'obstacle économique dans l'accès à la musique. Une alternative réelle pour sortir des schémas économiques du dictat de l’indusie du show bizz.
    

Le reste en vidéo :    
             

vendredi 16 septembre 2011

Inside Creative Commons Global Summit 2011


Creative Commons, c’est quoi au juste ?

Je te comprends, cher lecteur, tu es bien calé derrière ton écran  et tu te dis: « Mais c’est quoi Creative Commons ?»           

A cause du règne des vendeurs, l’eau, Internet, l’Art et le kaskrout kafteji - qui selon moi devraient être inscrits dans la liste des droits de l’Homme de la Femme, du phacochère et du bonobo -  ces choses essentielles ont été transformées en marchandises.    
           
En ce qui concerne l’Art et la connaissance, par exemple, le système du copyright, impose de passer par le porte-feuille ainsi que par de nombreuses autres contraintes et obstacles pour le partage des œuvres et des connaissances.  

Inspirés par les licences de logiciels libres et le mouvement open source, le mouvement Creative Commons propose des contrats-type d’offre de mise à disposition d’œuvres  facilitant l’utilisation et leur réutilisation.


Concrètement ?

Par exemple, ReadWriteWorld est sous une de 6 licences Creative Commons, c'est-à-dire, que tu peux utiliser et modifier le contenu sans me demander une autorisation préalable et bien entendu, sans me rémunérer.




Le Creative Global Summit 2011, c’est pourquoi ?


Entre le 16 et le 18 septembre, le sommet réunit à Varsovie la communauté Creatve Commons pour consolider et élaborer les stratégies adéquates pour l’avenir du partage des ressources culturelles et des connaissances et pour amorcer de nouvelles initiatives dans ce sens.
Conférences, ateliers sur l’évolution des licences CC, sur les horizons culturels et éducatifs possible.

Imaginons un monde nous sommes tous - sans distinction d’origine, de citoyenneté ou de classe -  égaux  face à  l’accès à l’Art et à la Connaissance ? Les impacts sur les modèles économiques et la gouvernance mondiale seraient  tout simplement bouleversants.

mardi 13 septembre 2011

ReadWriteWorld: Bienvenue à Sidi Bouzidsthan

ReadWriteWorld: Bienvenue à Sidi Bouzidsthan: Ca ne se passe pas à Kaboul ni à Téhéran, ce n’est pas non plus Kandhar ou Jeddah. Ça se passe en Tunisie et c’est ici et maintenant : ...

Bienvenue à Sidi Bouzidsthan



Ca ne se passe pas à Kaboul ni à Téhéran, ce n’est pas non plus Kandhar ou Jeddah.
Ça se passe en Tunisie et c’est ici et maintenant : les salafistes font la loi à Sidi Bouzid-sthan.






Retour vers le futur : 

Le 3 février 2007, un groupe de 33 individus armés a été débusqué et mit aux arrêts à Soliman. A l’époque, les résultats de l’enquête avaient conclus que le groupe était lié à el Qaida.        

Dans la foulée, l'appareil (in)sécuritaire de Ben Ali, avait fait arrêter, inculper et condamner 3000 « suspects » à des peines allant de 4 ans de prison à l’emprisonnement à perpétuité dans la logique de « faire du chiffre » et pour faire bonne figure devant les pays occidentaux. L’occasion était également parfaite pour envoyer un message aux tunisiens : « en échange de vos libertés individuelles, nous vous protégeons contre les terroristes islamistes… »
Le 24 janvier 2011, à peine quelques jours après la fuite du premier flic de Tunisie, la plus part « des prisonniers politiques » sont relâchés dans la nature.    ..                        

Le Projet BlairWitch : 

Depuis le mois d’avril 2011, les habitants de Sid Bouzid ont assisté à des évènements remarquables : la grande mosquée de Sidi Bouzid est progressivement investie par de nouveaux arrivants jaww talibans : discours du salafisme djihadiste, look barbe & qamis, et plus encore...    

Les nouveaux arrivants ainsi que les éternels Khwanjiyya investissent également la rue qui fait face à la mosquée en installant leur commerce. Argent, voitures, équipement et une enseigne gigantesque  en façade de mosquée.
Les habitants de Bouzid s’étonnent, alors que la majorité des habitants de ville est survivent au bord de la misère, les fonds ne semblent pas manquer à ces ex-prisonniers fraichement libérés !     

Sheriff fais-moi peur :          

Bien installés et  confiants nos wanna be talibans passent à l’offensive : la stratégie est progressive.
Et parce que les lieux de culte son toujours d'excellents endroits pour endoctriner et recruter, ils installent par la force leurs propres imams dans les mosquées de la région.
Lorsque les menaces de morts ne suffisaient pas à intimider l’imam en place, ils procédaient par la force. A Meknassi, par exemple, ils ont blessé un imam pour qu’il cède enfin sa place à l’un des leurs en juillet dernier.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. A Sidi Bouzid, aujourd’hui, ils se sont substitués à la Police ; profitant de la grève des policiers vexés par le discours guerdophile du premier ministre du gouvernement provisoire de la transition démocratique provisoirement transitionnelle et bien entendu temporaire, Mr Béji Caid Essebsi.
           
 



mentaka de Sidi Bouzid, 10-09-11 à 13h.
Aucune présence policière



Concrètement, toujours en bande et armés de bâtons, ils font des rondes le soir pour attraper et punir « les malfrats et les mécréants ». Suivant cette logique, il y a 10 jours , ils ont pénétré par  la force dans le domicile d’un jeune bouzidois  et l'ont agressé  physiquement lui et ses amis parce qu’ils s’étaient rendus coupables d’un crime intolérable : boire de la bière!

Suivant l’exigence de l’escalade, ils se sont installés sur le marché obligeant les commerçantes à se voiler pour pouvoir travailler, chassant le percepteur municipal parce que les impôts c’est « hram » et menaçant les gens avec des pinces coupantes, le message ? Ils couperont un doigt à celui qui volera...

Que fait la police ? Que fait le gouvernement ? Et les partis politiques ? Pourquoi les habitants se laissent faire ?
Tant de questions et si peu de réponses ? Pas tout à fait mon cher lecteur.

Pour la police et le gouvernement, circulez il n’y a rien à voir ! Ici, non seulement le gouvernement est faible, mais c’est la notion même d’Etat qui est en friche. Concernant les partis politiques, bon nombre de partis dont le PDP et Ettakattol n’ont même pas réussi à organiser leur meeting à Sidi Bouzid.

Ici, les habitants ont bonne mémoire et peu importent les milliards dépensés en publicité politique, personnes n’a pardonné aux leaders de ces partis leur participation aux gouvernements Ghannouchi I et II, « faisant ainsi échouer la révolution ».

Quant aux habitants, comment accepter que les révolutionnaires de Sidi Bouzid qui ont défait le marteau de la dictature et l’enclume de la globalisation aient perdu la bataille contre des sociopathes rétrogrades ?

La loi, c’est la loi :

En réalité, à Sidi Bouzid, on ne se laisse pas faire. Si l’Etat et les partis sont faibles dans cet épicentre de la nouvelle donne géopolitique internationale, une force politique
semble retrouver sa puissance et sa légitimité comme au temps du grand Farhat Hached : l’UGTT.           
 
« L’UGTT c’est la base militante d’un côté et les têtes benalistes de l’autre et nous passerons par le cadre légal pour épurer la centrale syndicale des derniers vestiges du benalisme» affirme, calme et déterminé, le syndicaliste Lazhar Gharbi.
 
Et c’est  toujours dans le cadre de la loi et à travers l’appareil judiciaire qu’au nom du peuple, l’UGTT de Sidi Bouzid compte agir : « nous sommes entrain de réunir toutes les preuves pour les attaquer en justice, car c’est par la loi qu’il faudra désormais passer pour que justice soit rendue»

S’il est une chose à retenir dans toute cette histoire, c’est que les enfants de Sidi Bouzid savent autant manier la plume que le caillou, et que l’avenir de la Tunisie ne se joue  peut-être pas sur les panneaux publicitaire du grand Tunis mais dans la poussière d’une terre abreuvée de sang qu’on appelle Sidi Bouzid.

Et pour ne jamais oublier, ces mots resterons à jamais gravés sur les murs de Sidi Bouzid, juste là où un jeune vendeur de fruits a mis le feu à la plaine : 



Nous ne pleurons pas ceux qui meurent,
Nous mourons sans jamais pleurer,

                 La jeunesse de Sidi Bouzid
REMARQUES :
Des témoignages audio seront intégrés dans les jours à suivre.
Si vous souhaitez être mis en contact avec les personnes agressés n'hésitez pas à nous contacter.

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