mercredi 6 février 2013


Le REMDH condamne l'assassinat de Chokri Belaïd



Tunis/ Le Caire/ Bruxelles, le 6 février 2013 - Le Réseau Euro-méditerranéen des droits de l’homme (REMDH) condamne l’assassinat de Chokri Belaïd et présente ses plus sincères condoléances et sa solidarité à sa famille, à ses proches et à tous les démocrates tunisiens.

Cet évènement dramatique s’inscrit dans un contexte où le gouvernement a laissé s’installer un climat d’intimidation et de violences contre le mouvement démocratique tunisien.

Les attaques répétées provenant des responsables gouvernementaux comme de certains dirigeants du parti Ennahdha désignant Chokri Belaïd comme le principal responsable des manifestations ouvraient la porte à son assassinat. L’usage partial de la Justice et des forces de l’ordre accompagne ce processus qui voit un seul parti s’emparer des principaux leviers de l’Etat. Le peuple Tunisien n’a pas mis à bas le régime de M BEN ALI pour cela.
Bien entendu, c’est la première responsabilité des autorités publiques que d’arrêter rapidement les auteurs et les commanditaires de cet acte insupportable.
Mais, c’est tout autant la responsabilité des autorités publiques tunisiennes de mettre un terme au climat d’intimidation et de violence qu’elles ont laissées s’installer.
A défaut, c’est la perspective d’élections démocratiques et loyales qui est remise en cause.

Pour plus d’information, prière de contacter :

Ramy Salhi
Tel: + 216 98 900 528

samedi 29 décembre 2012

Mais pourquoi Z, Willis et Flask n'y sont pas ?

Mais pourquoi Z, Bakou Nawwar, Willis et Flask n'y sont pas ? "Ils n'y sont pas ou ça?" te demandera-tu mon cher lecteur ?

Dans "Vive la Révolution",  le hors série du journal « La Presse » consacré, et je cite "à l'histoire du dessin en Tunisie". Le papier paru le 3 décembre 2012, somme toute une idée brillante et longtemps attendue, pêche. Pêche par quoi te demandera-tu mon cher lecteur ?

Alors, à mon sens, c'est avant tout un problème de couleurs : trop de mauve et trop de blanc...
On retrouve des dessinateurs thuriféraires de Ben Ali (thuriféraire ya3ni 110% Ta77an bel 3arbi). Bien sûr  les dessinateurs mauves ont une grande place dans l'histoire du dessin en Tunisie, mais il aurait juste fallu les situer dans l'Histoire : un ta77an est un ta77an n'est-ce pas?

Pour le blanc, c'est simple : l'absence de Z, LE DESSINATEUR dissident. Celui qui a mis sa propre existence en jeu pour contester la dictature, puis de Willis, lauréate du prestigieux prix Cartooning for Peace ne peut être une simple conne-incidence. Ma binétna, personne ne peut-être un-con-pétant à ce point même dans le journal "La Presse" surtout que le dessinateur Plantu se laisse interviewer dans ce même papier pour faire justement connaitre l’association Cartooning for Peace

Hors série La Presse 03/12/2012
Hors série La Presse 03/12/2012
Hors série La Presse 03/12/2012

De toute cette histoire, l'histoire du dessin en Tunisie héritera de ce magnifique dessin ci-dessous dans lequel Z, Willis et Flask sont réunis.









mercredi 19 décembre 2012

Tunisie : le salut viendra-t-il de la société civile ?

Alors que nous fêterons dans quelques jours le deuxième anniversaire de la fuite du tyran, la Tunisie vit au rythme des scandales et des crises. Crises institutionnelles et crises politiques sont devenues, depuis quelque mois, le quotidien du paysage politique tunisien. À preuve, la constitution qui tarde, pas de date de prévue pour les élections, et l’exaspération qui fait rage à Seliana puis à SidiBouzid ces dernières semaines. La crise de confiance politique dans laquelle s’est enlisée la Tunisie ces derniers mois, a nul doute atteint son paroxysme avec le derniers bras de fer entre le gouvernement et l’UGTT à la suite des évènements du 5 décembre 2012. Cette crise politique semble être caractérisée par l’accentuation de la crise de société précédant la phase de transition démocratique et renforce chaque jour le dysfonctionnement des instituons. Les politologues les plus alarmistes nous parlerons d’un «risque d’obsolescence institutionnelle» qui nous risque de mener à l’obsolescence de l’appareil gouvernementale et plus largement, une dislocation de l’appareil d’Etat.

Il n’y a pas de Nation sans Etat, pas plus qu’il n’y a d’Etat sans projet de société. Et cela semble manquer terriblement aux discours politiques dominant qui rivalisent dans la surenchère et la démagogie. Ainsi «emploi», «investissements», «droits», « libertés», «démocratie», «justice» sont devenus les éléments incontournable des discours les plus populistes et des promesses les plus farfelues, privant les mots de leur substance. La fin (électorale) justifie les moyens (pour conquérir les pouvoir). Nous assistons au déploiement d’une logique politicienne; certainement pas d’une logique politique. Rappelons-le si besoin est : la politique est le champ de chose public, de l’intérêt général. Mais dans cette logique d’impasse, les efforts des acteurs politiques se préoccupent à garder le pouvoir, ou bien, à le contester. Alors, comment dépasser la crise ? Comment sortir de l’impasse ? Quelle vision et quel projet de société pour la Tunisie ?

Il est manifeste que la classe politique tunisienne semble échouer à répondre à ces questions sans nourrir la logique d’impasse et la solution est peut-être à chercher ailleurs dans un univers épargné, dans une certaine mesure, par la logique politicienne : la société civile. Et c’est peut-être de là que «viendra le salut», comme l’affirmait le militant Gilbert Naccache. 


Et pour la première fois dans l’histoire de la Tunisie, la société civile tunisienne voir grand, même très grand. Plus de 170 associations et organisations ont décidé de s’unir autour d’un projet commun : Le Projet de la Société Civile lors des assises de la Société civile, qui se tiendront à Monastir du 20 au 23 décembre 2012. et dont le résultat sera l’élaboration d’un projet de société global. Durant cet évènement, les études et les recherches réalisées dans différents domaines par des organisations non gouvernementales et des experts seront discutées et harmonisés puis enrichies dans les différentes régions du pays. Objectif ? Aboutir à un consensus autour d’un unique projet qui sera présenté à l’opinion publique et aux décideurs politiques.

visuel

Consolider les acquis du peuple tunisien autour des valeurs de l’Etat civil de la démocratie du respect des droits de l’Homme et de l’égalité parfaite sans discrimination ni réserve aucune, sont selon les organisateurs les bases fondatrices de ce projet décliné en 15 ateliers et et 4 thèmes : développement Economique et Social, Réforme du Système Educatif et Promotion des Arts et de la Culture, le Régime Politique, la Décentralisation et la Démocratie Participative, le Respect des Principes des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales et la Protection de l’Environnement.


Les internautes pourront également réagir et contribuer à la rédaction du projet à travers ce blog participatif dédié






lundi 11 juin 2012

رجع الكاميرا و هات لحقيقة

أهل بكم أجمعين.
 مولى لبلوغ قطع اللهو أعلم درى وينو ياخي اغتنمت الفرصة وهاني مستكوزي هوني.   أنا شرس، القطوس، الهواية متاعي هي الفكر السياسي وأكل بقايا الزبلة سرتو السردينة و فارمصموط
شكراً على المتابعة ! ميياووووو

#raja3_el_camera

mercredi 2 mai 2012

Alerte! Azyz Amami arrêté en Egypte!


L'activiste Azyz Amami arrêté par la police politique de Ben Ali le 6 janvier 2011, puis libéré 6 jours plus tard, vient d'être arrêté par la police des frontières égyptienne. Il serait en ce moment même (23:12 heure de Tunis) interrogé par la sécurité de  l’État.


 

Nous n'avons pas d'autres informations pour le moment. En attendant. Tenons-nous prêt à mobiliser nos forces s'il n'est pas rapidement remis en liberté.

Mise à jour 23:21 : Azyz vient d'être libéré. Il va bien selon les dernières infos.

mardi 13 mars 2012

#TUNeZine : Ce n'est pas la fin.

Nous sommes tous promis à la mort, et entre l’extrait de naissance et l’acte de Décès, nous avons un temps inconnu pour agir.

La plus part d’entre-nous passent leur vie à longer les murs sans jamais regarder le mal en face et le défier, ils privilégeront la sécurité et le confort de la survie sans jamais parier sur la liberté comme cette génération complice à qui nous devons le système ben ali (toujours en minuscules).

Mais toutes les générations complices et les générations passées, sans exception ont eu leurs francs tireurs, toujours en première ligne défendant un idéal bien plus grand que la vie...Hannibal... El Kahena... Jugurtha... Ben Ghdehom... Abu el Kacem Chebbi... Farhat Hached...

Pour ma génération, ce franc tireur était connu comme le Bad Boy de Ben Arous, Ezzou, Ettounsi de TuneZine, ou encore officiellement, Zouhair Yahyaoui.



Je pourrai vous parler de celui qui a inspiré toute une génération de cyber-activistes, mais nul besoin, la magie d’Internet vous permettra de remonter le temps et de relire les 144 numéros de Tunezine en un click. Faire connaissance avec Ezzou, vous révolter et rire un million de fois en le lisant et peut-être vous rendre compte que le 13 mars 2005, quelques part en Tunisie, nous sommes tous mort.

Dessins de Zouhair Yahyaoui


Maintenant, il nous faudra revivre libre, si ce n’est pas pour nous mêmes, ça sera pour lui....
Et il n'y a jamais d'adieu, il n'y a que des retrouvailles...à Zouhair et à tous les francs tireurs de notre génération :

Samir ben Gharbia, Kacem (et ses républiques), Riadh Guerfali (Astrubal), Ramzi Bettaieb (Winston Smith), Taieb Moalla, Hasni (Réveil Tunisien), Skander ben Hamda (BulletSkan), Sofien bel Haj (Hamadi Kaloutcha), Houeida Anouar (Antekrista), Malek Khadraoui, Centriste, Azyz Amami, Haythem el Mekki (Bylasko), Houcem Hajlaoui et tous les autres..et  ce n'est pas la fin...

"Ce n’est pas la fin. Ce n’est même pas le commencement de la fin. Mais, c’est peut-être la fin du commencement." Winston Churchill

mardi 14 février 2012

Marzouki, la police politique et nous...


Retour sur l'actualité de la police politique :

Ces dernières semaines, nous avons vu circuler plusieurs documents et enregistrements produits par la police politique de ben Ali et dont la désormais mythique video coquine du nouveau ministre de l'intérieur provisoire et transitoire, Mr. Ali Larayedh (alias pink ayatollah). en compagnie du plus célèbre jouet sexuel des prisons tunisiennes; l'inimitable Torchqana.

Le méga scandale et la circulation massive de la vidéo a eu le grand mérite de révéler à un grand nombre de nos concitoyens les méthodes de cette abjecte et mystérieuse police politique (et aussi que les nahdhaouis peuvent êtres de sacrés coquins et des hommes qui aiment les hommes qui aiment les hommes qui aiment les hommes...).

Cependant, le timing de l'apparition de cette video au même moment où Pink Ayatollah s'apprêtait à nettoyer le ministère de l'intérieur, et l'apparition de nouveaux enregistrements comme celui  révélant une conversation entre la fille de l'ex-ministre de l'intérieur Abdallah Kallel (alias el zazzar al ùl dans les milieux de l'activisme) et le blogueur controversé Sami ben Abdallah (plusieurs activistes et les services de renseignements français pensent que c'est un agent des renseignements tunisiens qui a infiltré les milieux de l'opposition depuis 2007, mais aucune preuve n'étaye cette forte présomption...).

Bref, tout cela m'amène à appuyer la conclusion à laquelle nous sommes parvenus avec Thameur el Mekki dans notre documentaire Memory at Risk et les enquête de Nawaat  : la police politique bosse toujours....

De qui reçoit-elle ses ordres? Qui la finance ? Qui protège-t-elle? Dans quelle mesure influence-t-elle où fait-elle chanter les membres du gouvernement (et peut-être même les ténors de l'opposition)? Je n'en sais absolument rien :)

Marzouki, la Police Politique et Nous...

Le Dr. Moncef Marzouki, ancien militant des droits de l'homme fut -si vous l'ignorez- l'une des victimes préférées de la police politique : intimidations, écoutes téléphoniques, agressions ; rien ne lui a été épargné même lorsqu'il s'était réfugié en France. En août dernier. J'avais rencontré le Dr pour discuter justement du dossier de la police politique et ce que nous devrions faire et surtout sur ce qu'il ferait s'il était au gouvernement de cette police et de ses archives.

La suite en vidéo :



Bien, docteur Marzouki, maintenant que vous êtes President de la République du premier gouvernement tunisien légitimement élu (plus ou moins si on considère le cadre éthique), est-ce qu'il y a encore en vous assez de ce brave militant pour faire le grand nettoyage ou continuerez-vous à fermer les yeux et à offrir des promotions aux tortionnaires et aux assassins de nos martyrs avec vos complices du gouvernement troïka ? Respecterez-vous votre parole de candidat ya toura ?   


                                                                                             photo by auteur inconnu

Sachez que si vous vous engagez dans la voie du grand nettoyage, nous serons nombreux à vous soutenir et que vous ferez honneur à votre vie (passée?) de militant des droits humains...mais si vous continuez à négliger ce dossier essentiel à la transition démocratique...fa man antdhara...salamon 3ala Cha3bina, wa lé innaha thawra 7atta al nasr....

Vous souhaitez contribuer à nous débarrasser de la police politique et ouvrir ses archives ? N'hésitez pas à vos servir des boutons de partage facebook et twitter en bas de ce post.
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