mercredi 29 juin 2011

Le mystère des faux salafistes : qui se cache derrière cette violence ?

Ces derniers jours ont été marqués par plusieurs actes de violence commis par des individus unanimement décrit comme des "salafistes" par les mass-médias tunisiens. Vrais obscurantistes, l'appareil sécuritaire et sa police politique, les RCD'stes, qui est derrière tout ça ?

Les évènements :

Dimanche 26 juin, un groupe de délinqent a attaqué le cinéma AfricArt en menaçant de mort les spectateurs venu assisté à la projection de deux films dont l'un traite de la question de l'athéisme en Tunisie. Pour en savoir plus sur cette affaire : Terrorisme à l'Africart : A qui profite le crime ?

Lundi 27 juin, un groupe de "barbus" a empêché des touristes de visiter la grande Mosquée d'Okba à Kairouan. Le même jour, toujours des barbus, obligent des baigneurs à quitter la plage en leur promettant un été sanglant.

Mardi 28 juin, un groupe de "salafistes" manifeste devant le tribunal de première instance de Tunis pour faire libérer les 7 terroristes arrêtés par la police après le saccage de l'AfricArt.

Sans remettre en question l'existence d'obscurantiste religieux dans notre beau pays révolutionnaire, (vous n'avez qu'à assister à un meeting d'Ennahdha 2011 pour vous rendre compte que le public est souvent là pour écouter un prêcheur lui offrir le paradis et non pas un politicien qui lui propose un projet de société), certains indices nous laissent perplexes quant à la réalité de ces "salafistes".

D'abord, le salafisme qui se subdivise en deux courants distincts, n'est pas un phénomène nouveau. Son histoire le classe plutôt dans la catégorie non-violente du salafisme de prédication. Et bien que cette première forme n'est pas férocement opposée au salafisme djihadiste, elle constitue souvent une première étape dans l'engagement idéologique de ses partisans. Or, ce qui est tout de même curieux dans l'apparition des ces prétendus "salafistes", c'est l'absence de cette phase de prédication nécessaire à l'endoctrinement, phase qui ne serait jamais passée inaperçue.

Puis, le comportement de la police de Habib Essid ministre de l'intérieur ( et ancien Chef de Cabinet du villisime Abdallah Kallel durant la période la plus sombre pour les droit de l'Homme en Tunisie), nous laisse perplexe à chaque fois : les policiers laissent faire ces délinquants en réagissant toujours avec un temps de retard. 

Enfin, le timing de ces évènements nous semble bien curieux. Il coïncide avec la manifestation organisé par le Conseil National pour les Liberté en Tunisie (CNLT) demandant à ce que les responsables des répressions et des meurtres des citoyens tunisiens soient jugés au lieu d'obtenir des promotions dans la hierarchie du ministère de l'intérieur.

Autre coïncidence, ces actes sont commis au moment même où Saida Agrebi, la célèbre  proxénète et bras droit de Leila Trabelsi gagne son procès. Évènement qui aurai dû indigner et scandaliser l'opinion public et l'alerter quant à notre appareil judiciaire manifestement toujours infestés de corrompus. passe simplement à la trappe médiatique; les débats publics étant dominé par l'épouvantail salafiste.

La preuve par l'image :

Et non, ce n'est pas le dernier gag de Mr Bean ! C'est la manifestation "salafiste" du 28 juin. Regardez-bien l'homme en blanc au premier plan qui a du mal à maintenir sa barbe qui se détache. a-t-on  de superglue au ministère de l'intérieur ?




Le mot  de la fin :
Toute Révolution est une guerre et chacun de nous est un soldat. N'ayez plus jamais peur de personne, ne désertez pas, l'avenir a encore besoin de vous.
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mardi 28 juin 2011

Meurtres à Sidi Bouzid. : la main rouge du RCD.

Sidi Bouzid, 4 février 2011.


Deux hommes sont assassinés par le feu dans un poste de police . Les médias tunisiens "évitent" de s'intéresser à l'affaire et censurent les témoignages impliquant des ex-responsable RCD et la police.
 

ReadWriteWorld avec Kerim Bouzouita, Lamia Slim et Haythem el Mekki mène l'enquête avec la collaboration du Général Rachid Ammar et du  Colonel Hasnaoui.




dimanche 26 juin 2011

Terrorisme à l'Africart : A qui profite le crime ?


Flashback sur ce qui s'est réellement passé :

Le collectif Lam Echaml, en collaboration avec l'Institut Arabe des Droits de l'Homme, organisait le dimanche 26 juin l'évènement Touche pas à Nos Créateurs نحي يديك على مبدعيننا
pour dénoncer toute forme de censure,  de pression et agression à l’encontre de tous ceux qui veulent s’exprimer, quelque soit la forme de cette expression.

L'évènement prévoyait la projections de deux films, dont "Ni Allah ni maître" de Nadia El Fani, ainsi que l'intervention de quelques artistes tunisiens qui ont justement subi censures, pressions et agressions. Mais voilà, des délinquants ont en avaient décidé autrement. Les versions de tous les témoins interrogés concordent sur les faits suivants :

Plusieurs dizaines d'individus munies d'armes blanches et de bombe à gaz ont saccagé l'entrée de la salle de Cinéma, le guichet ainsi que certaines équipements. Une fois dans la salle de projection, ils ont fermé le rideau pour recouvrir l'écran et ont ouvertement menacé de mort le public "si le film est diffusé, nous vous égorgerons...".

Le maître des lieux, Mr. Habib Belhedi ainsi que la secrétaire générale de l'ATPCC ont été physiquement agressés. Pendant ce temps-là, les policiers assistaient sans réagir à ces actes criminels. Interrogés plus tard, ils ont affirmé "avoir attendu les instructions pour intervenir". 

Au bout de 50 minutes, les policiers ont enfin dispersés les gros des troupes terroristes en arrêtant presque la totalité des individus qui avait pénétré dans l'enceinte de la salle de projection, hormis trois d'entre-eux qui ont pris la fuite. Et la projection a finalement bien eu lieu, cependant, les spectateurs ont dû emprunter la sortie de secours par mesure de sécurité. 


Mais à qui profite le crime ?

Bien que certains mass-médias ont tout de suite pointé du doigt des islamistes fous-furieux en parlant de barbes et de slogans salafistes, certains indices et le déroulement des évènements nous invitent à nous poser des questions quant à l'interprétation de ces actes pour ne pas tomber inlassablement dans le piège de l'épouvantail salafiste.

Si l'on observe bien les vidéos, on remarque que les barbes n'étaient pas si nombreuses. Et que les parmi ces criminels, certains étaient chargés d'empêcher les gens de filmer. Les cyber-activistes se souviendrons bien évidemment que ces manières ressemblent étrangement à celles de la police politique de Ben Ali. A vous de juger :







A ce stade, on peut légitimement s’interroger sur la complicité du Ministère de l'Intérieur et la police politique dans ces actes terroristes, mais la question qui vient à brûle point est bien évidement la suivante : Est-ce que Ennahdha est le commendataire ou le complice de ces actes de barbarie ?

Les réponses des nahdhaouis est pour le moins troublante...Interrogé par Kapitalis à propos de cet acte terroriste, Zied Daoulatli, du bureau exécutif du parti Ennahdha, a déclaré : 

"Nous condamnons fermement cette violence et nous allons publier, ce soir tard ou au plus tard demain matin, un communiqué en ce sens, [...] Nous avons des informations selon lesquelles des groupes d’extrémistes, dont beaucoup portent la barbe, préparent des actions comme celle d’aujourd’hui pendant l’été et durant ramadan"

Devons-nous comprendre que Ennahdha détenait des informations sur ce qui se préparait sans avertir les autorités ? Et quelles sont donc les sources d'information des partisans du Cheikh Ghannouchi ?

Quoi qu'il en soit, ces actes doivent être sévèrement condamnés et les auteurs lâches et indignes doivent être exemplairement justiciés par les autorités.
Quant à nous citoyens, nous avons le devoir sacré d'envoyer un signal fort à tous les ennemis de la liberté : Nous n'oublions pas, nous ne pardonnons pas. Sans omettre qu'appeler au meurtre au nom de l'Islam est une grave atteinte aux croyances de tous les musulmans du Monde.

Mais ces actes, à qui bénéficient-ils réellement ?  Ce qui est certain, c'est que l'attention et le débat public et médiatique qu'ils engendrerons ne feront que diriger l'attention des citoyens bien loin des objectif de la révolution :

-Rétablir l’État de Droit
-Préparer sereinement les élections de la Constituante.
-Garantir les libertés individuelles à TOUS les citoyens tunisiens sans distinction : musulmans, juifs, chrétiens, athées, bahai,  bouddhistes, etc.
-Justicier les bourreaux, les assassins, les complices et les bailleurs de fonds du régime Ben Ali.
-Assainir le Ministère de l'Intérieur.
-Assainir l'appareil judiciaire qui est entrain de blanchir les complices du régime de la tyrannie: Hedi Jilani, Slim Chiboub, Saida Agrebi.
-Assainir les mass-médias toujours gangrénés par les nébuleuses Ben Ali/RCD: Karoui & Karoui, Cyrine Ben Ali, Gueddiche JR., etc.
-Empêcher le gouvernement de transition de contracter des dettes faramineuses auprès du FMI et de la Banque Mondiale en notre nom.
-Calmer les querelles partisanes et unifier les différentes mouvances politiques autour d'un seul et même objectif : le service de la Nation. 
-Récupérer l'Argent tunisien volé par le clan et placé à l'étranger.

Maintenant que vous avez tous les éléments en main, vous pouvez facilement déduire qui sont les grands bénéficiaires de ces actes contre-révolutionnaire. Alors à vos commentaires  :)

vendredi 24 juin 2011

Le Spot Choc Anti Ennahdha !

Décidément, nos concitoyens redoublent d'efforts et de créativité dans une forme de critique politique à travers l'expression artistique sur le web social.
Si le PDP, Afek Tounes et les partis néo-RCD'istes ( Al Moubadara, Al Watan) sont des cibles récurrentes de ces anti-pubs, Ennahdha et son Cheikh Rached Ghannouchi semblent êtres les têtes à claque préférées des internautes tunisiens.

Après le ton humoristique de la campagne anti-pub (voir : Le Génie Citoyen à l’œuvre : les contre-pubs d'Ennahdha), le web social nous offre un spot choc où l'enjeu n'est plus le débat stérile et faussement antinomique islam/laïcité, mais une réappropriation du patrimoine intellectuel arabo-musulman et de quelques éléments identitaires confisqués par le discours des obscurantistes de l'islam politique.


 Traduction des inserts pour les non arabophones :
"Pour que l'on empêche les terroristes égarés de maculer notre Histoire - Protégeons notre Révolution d'Ennahdha - pour un avenir aussi radieux que le passé, ne votez pas Ennahdha - Ennahdha, je suis musulman, je suis contre
"

Bien évidemment, les partisans du Cheikh Ghannochi ont férocement et dans leur bon droit condamné ce spot, arguant que celui-ci nuit à l'image de marque de leur parti. Ils auraient probablement mieux fait d'attaquer le clip pour "manque de créativité" puis que ce dernier est une simple modification d'un spot pour la lutte contre le terrorisme en Irak.

Mais n'est-ce pas là une condamnation de la liberté d'expression gagnée dans la lutte et par le sang de nos martyrs pendant que ce même Cheikh était confortablement installé sur son fauteuil derrière son écran de télévision à Londres durant les 20 dernières années ?

mercredi 22 juin 2011

Tout ce qu'il faut savoir sur l'affaire Khachnaoui : le journaliste qui a osé dénoncer


Le journaliste tunisien Néji Khachnaoui vient de recevoir une convocation du juge d’instruction  suite à une plainte déposée contre lui par l’affairiste et ami personnel du Tyran en fuite, Néji Mhiri. Celui qui fut "bizarrement" administrateur à la Banque Centrale de Tunisie alors qu’il devait au même moment plus de 600 millions de dinars aux banques tunisinnes. Retour sur une affaire dont les enjeux dépassent les apparences.



Le 22 janvier 2011, à peine une semaine après la fuite de Zaba and Co., le journaliste et blogueur N. Khachnaoui publie un court papier dans le journal Echaab (le peuple), dénonçant nominalement quelques richissimes familles notoirement lié à l’ancien Pouvoir. Bien que le papier ne soit pas soutenu par une enquête détaillée, il possède bien deux mérites : 

Primo, il invite les citoyens tunisiens à s’intéresser de plus près au cas des principaux bénéficiaires du système Zaba-Leila. 

Secondo, il démontre sans appel que certains journalistes tunisiens sont équipés de testicules, lavant ainsi (un petit peu) l’honneur maculé et remaculé de la profession par des années d’allégeance et d’inféodation zélée.

Ici l’article original de N.K (cliquer sur l’image pour l’agrandir)







Averti par cette convocation, le Syndicat Général de la Culture et de l’Information publie un communiqué façon « blogueurs furieux ». En bref, ils se rangent du côté de N.K et avertissent de « protester de toutes les manières légales » si l’on touche à un seul cheveu de leur collègue. Preuve sans appel que certains journalistes tunisiens ont réussi leur greffe des testicules et savent jouer à l’épreuve de force avec un appareil judiciaire décidemment gangréné par le zabaitisme.

Ici le communiqué du SGCI (cliquer pour agrandir aussi)




Nous sommes en droit de contester et de demander des comptes à cet appareil judiciaire qui traine à justicier ceux qui ont terrorisé, torturé, assassiné et volé tout un peuple et qui se révèle toujours prompt et efficace lorsqu’il s’agit de bâillonner systématiquement ceux qui dirigent notre attention vers les principaux complices et bénéficiaires de la dictature. Les affaires Rajhi, Feriani et Khachnaoui sont la parfaite illustration de cette logique d’intimidation.

Alors qu’il est manifeste que le gouvernement Essebsi n’a ni  l’ambition, ni les compétences et ni le pouvoir d’assainir l’appareil d’Etat et ses institutions, ne perdons pas de vue que personne ne nous rendra justice si nous n’en exprimons pas le brûlant et indéfectible besoin. Soutenir ceux qui s’expriment au nom de la justice et de la liberté est notre devoir. Alors montrons aux ennemis de la Nation, où qu’ils soient, que nous sommes toujours aux aguets, assoiffés de justice et de liberté.

Lorsque les gouvernants se rangent du côté du corrupteur, du corrompu et de l’oppresseur, se révolter est le devoir de chaque citoyen : لا خوف بعد اليوم


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jeudi 16 juin 2011

PEOPLE OF SYRIA Let the World know ! Here is how !


Dial up access for Syria :  

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@emcomstream works in Syria Call skype
inbox.intercom.gs +97316199341 +12062794895 +883510001348973 to leave a msg and have it tweeted.


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