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mercredi 22 juin 2011

Tout ce qu'il faut savoir sur l'affaire Khachnaoui : le journaliste qui a osé dénoncer


Le journaliste tunisien Néji Khachnaoui vient de recevoir une convocation du juge d’instruction  suite à une plainte déposée contre lui par l’affairiste et ami personnel du Tyran en fuite, Néji Mhiri. Celui qui fut "bizarrement" administrateur à la Banque Centrale de Tunisie alors qu’il devait au même moment plus de 600 millions de dinars aux banques tunisinnes. Retour sur une affaire dont les enjeux dépassent les apparences.



Le 22 janvier 2011, à peine une semaine après la fuite de Zaba and Co., le journaliste et blogueur N. Khachnaoui publie un court papier dans le journal Echaab (le peuple), dénonçant nominalement quelques richissimes familles notoirement lié à l’ancien Pouvoir. Bien que le papier ne soit pas soutenu par une enquête détaillée, il possède bien deux mérites : 

Primo, il invite les citoyens tunisiens à s’intéresser de plus près au cas des principaux bénéficiaires du système Zaba-Leila. 

Secondo, il démontre sans appel que certains journalistes tunisiens sont équipés de testicules, lavant ainsi (un petit peu) l’honneur maculé et remaculé de la profession par des années d’allégeance et d’inféodation zélée.

Ici l’article original de N.K (cliquer sur l’image pour l’agrandir)







Averti par cette convocation, le Syndicat Général de la Culture et de l’Information publie un communiqué façon « blogueurs furieux ». En bref, ils se rangent du côté de N.K et avertissent de « protester de toutes les manières légales » si l’on touche à un seul cheveu de leur collègue. Preuve sans appel que certains journalistes tunisiens ont réussi leur greffe des testicules et savent jouer à l’épreuve de force avec un appareil judiciaire décidemment gangréné par le zabaitisme.

Ici le communiqué du SGCI (cliquer pour agrandir aussi)




Nous sommes en droit de contester et de demander des comptes à cet appareil judiciaire qui traine à justicier ceux qui ont terrorisé, torturé, assassiné et volé tout un peuple et qui se révèle toujours prompt et efficace lorsqu’il s’agit de bâillonner systématiquement ceux qui dirigent notre attention vers les principaux complices et bénéficiaires de la dictature. Les affaires Rajhi, Feriani et Khachnaoui sont la parfaite illustration de cette logique d’intimidation.

Alors qu’il est manifeste que le gouvernement Essebsi n’a ni  l’ambition, ni les compétences et ni le pouvoir d’assainir l’appareil d’Etat et ses institutions, ne perdons pas de vue que personne ne nous rendra justice si nous n’en exprimons pas le brûlant et indéfectible besoin. Soutenir ceux qui s’expriment au nom de la justice et de la liberté est notre devoir. Alors montrons aux ennemis de la Nation, où qu’ils soient, que nous sommes toujours aux aguets, assoiffés de justice et de liberté.

Lorsque les gouvernants se rangent du côté du corrupteur, du corrompu et de l’oppresseur, se révolter est le devoir de chaque citoyen : لا خوف بعد اليوم


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mercredi 8 juin 2011

FREE Samir Feriani : le policier qui a osé dénoncer...



 


أم سمير الفرياني تدعو لمساندتها يوم الأحد 11 جوان على الساعة 11 في وقفة احتجاجية أمام وزارة الداخلية للمطالبة بإطلاق سمير
الفرياني و كل الموقوفين ظلما 

La mère de Samir Feriani demande à tous les citoyens tunisiens de se joindre à elle le 11 juin à 11h devant le ministère de l'intérieur pour un sit-in pacifiste demandant la libération de son fils..






 Ici les lettres de Mr Feriani :







 
ReadWriteWorld rapporte la dépêche de l’agence Associated Press sur l'affaire Samir Feriani :

Un haut fonctionnaire de la police, Samir Feriani, a été interpellé dimanche sur la voie publique par «des collègues du ministère de l’Intérieur» après avoir dénoncé par voie de presse de «graves dysfonctionnements» au sein du département, a-t-on appris lundi auprès de son épouse Leïla.
Selon sa femme, «il était sorti tôt le matin dimanche pour acheter des cadeaux à l’occasion de la fête des mères, quand une voiture ayant à bord quatre personnes l’a percuté, l’obligeant à s’arrêter. Trois d’entre eux l’ont enlevé et conduit à la caserne militaire d’El Aouina (à Tunis) sans aucune explication et le quatrième a pris sa voiture».
«Nous sommes restés sans nouvelles de Samir jusqu’au soir, quand nous avons appris par nos propres moyens qu’il a été arrêté», a ajouté Mme Feriani jointe au téléphone par l’Associated Press.
Selon cette dernière, les «collègues» qui l’ont enlevé sont des agents de la lutte antiterroriste. Ils faisaient partie du corps de la sûreté de l’Etat ou police politique, récemment dissout.
«Ce n’est que lundi matin vers 7h10 que j’ai été informée que mon mari était en état d’arrestation et que je pouvais le voir à la caserne d’El Aouina», a encore relaté Mme Feriani qui s’est élevée contre «la méthode arbitraire» avec laquelle son époux a été arrêté.
«C’est une opération planifiée, d’autant que son bureau a fait l’objet d’une effraction dimanche à la mi-journée et des documents y ont été dérobés», a-t-elle accusé en se référant à des témoignages de «collègues». Elle a précisé qu’«aucune accusation ne lui (a) été signifiée». «On ne sait pas quand il sera libéré et surtout de quoi il est coupable».
La semaine écoulée, ce haut fonctionnaire de la sécurité avait publié dans le journal ‘‘L'Expert’’ deux lettres dans lesquelles il dénonçait de graves «dysfonctionnements» au sein du ministère. Il faisait notamment état de «la nomination à des postes sensibles au ministère de l’Intérieur de personnes impliquées dans des crimes à Kasserine (centre-ouest), avec preuves à l’appui».

jeudi 2 juin 2011

ZABA reloaded : ses avocats menacent d'attaquer la Tunisie

Vous rappelez-vous du président-dictateur-tyran-général sanguinaire zine el abidine ben ali (en minuscules bien évidemment) ? 
Oui oui, celui-là même qui a fui le pays le 14 janvier dernier pour se réfugier chez le roi d'Arabie.
 
Le tyran, aurait pu continuer à se terrer comme un rat saoudien à jouer au golf ou mater Roland Garros avec sa cocaïno-woman et son mini-clone, ou encore mieux, il aurait pu signer un gros chèque libellé au peuple tunisien avec tout ce qu'il a volé avant d'opter pour le rituel du suicide japonais.
Mais non ! Il décide de nous donner de ses nouvelles en chargeant l’avocat libanais Akram Azouri et l'avocat français Jean-Yves Le Borgne de prendre en charge sa défense auprès des tribunaux tunisiens et internationaux parce que la machine judiciaire a (enfin!) commencé à tourner. Ces derniers jours le Qatar, la banque libano-canadienne et la brigade financière italienne ont, effectivement, commencé à collaborer avec pour première prise de guerre le yacht du clan ben ali.

L'avocat libanais qui  a accepté de défendre le grande pourriture nationale, il n' a rien trouvé de plus drôle et mesquin que de parler de "propagande contre son client" tout en menaçant de poursuites judiciaires toute instance qui gèlera les biens de Zaba (j'ai comme un trou de mémoire, il parle bien de l'argent du peuple tunisien là ?) sans justifications sera poursuivie.

Quant à son avocat français qui plaide la "mascarade...le mensonge et l’injustice..." conte son funeste client, il vient de donner un sacré coup à l'image de marque de la France qui s'empêtre de plus en plus avec ses démons xénophobes. En effet, Le Borgne est le vice-bâtonnier du barreau de Paris.

Bien que techniquement, Azouri et Le Borgne, ne peuvent défendre Zaba devant les tribunaux tunisiens, nul doute que ces avocats grassement payés avec l'argent du peuple tunisien opterons pour la célèbre défense "Ghalltouni!" ou la démence passagère pour " Cleptomanie et toturomanie sous l'emprise de Bad Romance de Lady Gaga ". 
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