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mardi 13 mars 2012

#TUNeZine : Ce n'est pas la fin.

Nous sommes tous promis à la mort, et entre l’extrait de naissance et l’acte de Décès, nous avons un temps inconnu pour agir.

La plus part d’entre-nous passent leur vie à longer les murs sans jamais regarder le mal en face et le défier, ils privilégeront la sécurité et le confort de la survie sans jamais parier sur la liberté comme cette génération complice à qui nous devons le système ben ali (toujours en minuscules).

Mais toutes les générations complices et les générations passées, sans exception ont eu leurs francs tireurs, toujours en première ligne défendant un idéal bien plus grand que la vie...Hannibal... El Kahena... Jugurtha... Ben Ghdehom... Abu el Kacem Chebbi... Farhat Hached...

Pour ma génération, ce franc tireur était connu comme le Bad Boy de Ben Arous, Ezzou, Ettounsi de TuneZine, ou encore officiellement, Zouhair Yahyaoui.



Je pourrai vous parler de celui qui a inspiré toute une génération de cyber-activistes, mais nul besoin, la magie d’Internet vous permettra de remonter le temps et de relire les 144 numéros de Tunezine en un click. Faire connaissance avec Ezzou, vous révolter et rire un million de fois en le lisant et peut-être vous rendre compte que le 13 mars 2005, quelques part en Tunisie, nous sommes tous mort.

Dessins de Zouhair Yahyaoui


Maintenant, il nous faudra revivre libre, si ce n’est pas pour nous mêmes, ça sera pour lui....
Et il n'y a jamais d'adieu, il n'y a que des retrouvailles...à Zouhair et à tous les francs tireurs de notre génération :

Samir ben Gharbia, Kacem (et ses républiques), Riadh Guerfali (Astrubal), Ramzi Bettaieb (Winston Smith), Taieb Moalla, Hasni (Réveil Tunisien), Skander ben Hamda (BulletSkan), Sofien bel Haj (Hamadi Kaloutcha), Houeida Anouar (Antekrista), Malek Khadraoui, Centriste, Azyz Amami, Haythem el Mekki (Bylasko), Houcem Hajlaoui et tous les autres..et  ce n'est pas la fin...

"Ce n’est pas la fin. Ce n’est même pas le commencement de la fin. Mais, c’est peut-être la fin du commencement." Winston Churchill

mercredi 8 juin 2011

FREE Samir Feriani : le policier qui a osé dénoncer...



 


أم سمير الفرياني تدعو لمساندتها يوم الأحد 11 جوان على الساعة 11 في وقفة احتجاجية أمام وزارة الداخلية للمطالبة بإطلاق سمير
الفرياني و كل الموقوفين ظلما 

La mère de Samir Feriani demande à tous les citoyens tunisiens de se joindre à elle le 11 juin à 11h devant le ministère de l'intérieur pour un sit-in pacifiste demandant la libération de son fils..






 Ici les lettres de Mr Feriani :







 
ReadWriteWorld rapporte la dépêche de l’agence Associated Press sur l'affaire Samir Feriani :

Un haut fonctionnaire de la police, Samir Feriani, a été interpellé dimanche sur la voie publique par «des collègues du ministère de l’Intérieur» après avoir dénoncé par voie de presse de «graves dysfonctionnements» au sein du département, a-t-on appris lundi auprès de son épouse Leïla.
Selon sa femme, «il était sorti tôt le matin dimanche pour acheter des cadeaux à l’occasion de la fête des mères, quand une voiture ayant à bord quatre personnes l’a percuté, l’obligeant à s’arrêter. Trois d’entre eux l’ont enlevé et conduit à la caserne militaire d’El Aouina (à Tunis) sans aucune explication et le quatrième a pris sa voiture».
«Nous sommes restés sans nouvelles de Samir jusqu’au soir, quand nous avons appris par nos propres moyens qu’il a été arrêté», a ajouté Mme Feriani jointe au téléphone par l’Associated Press.
Selon cette dernière, les «collègues» qui l’ont enlevé sont des agents de la lutte antiterroriste. Ils faisaient partie du corps de la sûreté de l’Etat ou police politique, récemment dissout.
«Ce n’est que lundi matin vers 7h10 que j’ai été informée que mon mari était en état d’arrestation et que je pouvais le voir à la caserne d’El Aouina», a encore relaté Mme Feriani qui s’est élevée contre «la méthode arbitraire» avec laquelle son époux a été arrêté.
«C’est une opération planifiée, d’autant que son bureau a fait l’objet d’une effraction dimanche à la mi-journée et des documents y ont été dérobés», a-t-elle accusé en se référant à des témoignages de «collègues». Elle a précisé qu’«aucune accusation ne lui (a) été signifiée». «On ne sait pas quand il sera libéré et surtout de quoi il est coupable».
La semaine écoulée, ce haut fonctionnaire de la sécurité avait publié dans le journal ‘‘L'Expert’’ deux lettres dans lesquelles il dénonçait de graves «dysfonctionnements» au sein du ministère. Il faisait notamment état de «la nomination à des postes sensibles au ministère de l’Intérieur de personnes impliquées dans des crimes à Kasserine (centre-ouest), avec preuves à l’appui».

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